Le vieux chnouk

Parler de tout et de rien, surtout de ma vie quotidienne au Québec et connaître les réactions des lecteurs. Promouvoir le Français sur la Toile.

06 mars 2008

Où est mon cabanon?

Bonjour à tous;
le 12 février dernier je m'inquiétais de la disparition de mon cabanon dans ma cour.
Or comme vous le savez (du moins ceux du Québec...) d'habitude en mars l'hiver nous laisse souffler un peu et commence à montrer des signes de fatigue.
J'ignore qui s'occupe des changements de saison queq part, mais il doit être complètement «gelé» c'est le cas de le dire.
Ici à Québec, nous avons déjà dépassé les 400 cm de cette m... blanche. Et on nous en annonce encore environ 20 autres cm pour samedi. 
La semaine dernière j'avais repris espoir de retrouver mon cabanon. En effet, il avait réussi à se dégager assez pour qu'on puisse apercevoir le haut des portes. Fantastique. Mon épouse et moi reprenions peu à peu espoir. Un jour, le brave va finir pas retrouver son entière liberté.
Mais voyez plutôt la triste réalité. Cette photo a été prise hier soir. J'ai encerclé l'endroit où le pauvre peut encore respirer. mars_2008_005_modifi_


Comme vous voyez, si la neige annoncée se concrétise, ce dont personne ne doute dans mon entourage, il sera complètement asphyxié dimanche. Je vous en reparlerai la semaine prochaine, si entre temps je n'ai pas succombé à une attaque d'écoeurantite aigüe de l'hiver. !

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12 février 2008

Disparition de mon cabanon...

Ah   ! comme la neige a neigé !
  Ma vitre est un jardin de givre.
  Ah ! comme la neige a neigé !
  Qu’est-ce que le spasme de vivre
  A la douleur que j’ai, que j’ai !

Qui mieux que Nelligan peut nous inspirer les affres de cette saison qui n'en finit plus de finir.
Cette m... nous épuise. Elle nous abrutit.  Depuis quelques semaines, il n'y a pas eu une seule personne à qui j'ai parlé, qui ne m'a pas entretenu de cette chose qui nous désespère toutes et tous.
Ce n'est pas une habitude que j'ai de vous entretenir du temps qu'il a fait, ou qu'il fera.
Mais je me permets cette digression, car c'est un cas de force majeure.
Le titre de ce message vous intrigue?
Regardez bien les 3 photos qui suivent.
Voici celle prise le 7 février:
Neige_f_v
Voici celle prise le 10 février
Neige_f_v
Et voici celle prise le lendemain:

Neige_f_v

Comme vous pouvez le constater, mon cabanon est disparu entièrement sous la cr$%&*"#  de putain de ce vortex monstrueux qui n'aurait fait qu'une bouchée de King Kong.

Vous vous souvenez d'un texte intitulé «Généreux voisin» publié le 28/03/06?  Si vous allez le consulter, vous allez voir une autre histoire, mais plus belle à propos de mon cabanon.

Ce matin, oh surprise, je pouvais entrevoir le haut du pignon du toit. Donc, il y a peut-être de l'espoir que je puisse le récupérer un jour.
En attendant, je fais du coocooning. C'est même trop froid et trop venteux pour faire du ski de fond.
À bientôt chers amis lecteurs.

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17 janvier 2008

Notre langue

Bonjour;
pour rédiger ce message, je m'inspire de la chronique de Brigitte Breton parue dans le journal Le Soleil du 14 janvier dernier.
Même si nous faisons énormément d'efforts pour protéger notre langue par toutes sortes de législations, et que nous voulons mordicus l'imposer aux immigrants, est-ce que nous sommes conscients de notre ambivalence?
En effet, nous malmenons cette langue française que nous prétendons aimer. Tant à l'écrit qu'à l'oral, nous négligeons son orthographe et sa syntaxe. Nous ne puisons pas suffisamment dans la variété de son vocabulaire. Nous acceptons des enseignants possédant une connaisssnce approximative de français. Nous tolérons également que des communicateurs professionnels le baragouinent. Comme parents, nous ne passons pas non plus des heures à lire des histoire à nos petits ni à leur faire mémoriser la conjugaison des verbes pour qu'ils s'approprient davantage cette langue si belle. Bref, nous sommes de bien piètres amoureux!
Voilà une piste de réflexion que je vous laisse. 
Avez-vous des idées pour changer les choses?  Si vous êtes fiers de votre langue, de grâce, faites un effort pour bien la parler et bien l'écrire. Et surtout, intervenez pour la faire respecter partout autour de vous. Un courriel poli et bien senti, vaut beaucoup mieux que le laisser-faire. 


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14 janvier 2008

Beau passe-temps

Bonjour;
je ne m'excuserai pas d'avoir négligé si longtemps la commission d'un nouveau texte. Après tout, un blogue n'est pas un esclavage. Même si je culpabilise souvent à cause de mes trop (voilà une mot qui se veut un tantinet moralisateur et que je devrais de ce fait éviter [chassez le naturel et il revient au galop!...] mais j'y travaille même si vous en doutez) donc je disais à cause de mes trop nombreuses procrastinations (mot poli pour parler en fait de ma paresse...).
C'est fait, je ne m'excuse pas. Je veux vous parler ce matin de mon nouveau bénévolat en généalogie. En fait, affubler ce merveilleux passe-temps du noble vocable de bénévolat est exagéré. Même si la société de généalogie de Lévis a fait appel à des «bénévoles» pour cette occupation. J'y prends mon pied et pas à peu près. Donc tant mieux si en plus je suis étiqueté de cette aura  vénérable.
Cela consiste à faire de la saisie de données sur un logiciel idoine. On m'a remis deux CD qui contiennent les photos des régistres des BMS (Baptêmes, Sépultures et Mariages) de la paroisse Notre-Dame de Lévis, pour les années 1897 et 1898. Ma tâche consiste à relever dans le logiciel Saisie-Mini les données concernant uniquement les Baptêmes pour ces deux années. Au début, c'est compliqué, car il faut déchiffrer l'écriture des 3 ou 4 prêtres qui ont inscrit ces renseignements. De plus la qualité des photos n'est pas toujours excellente. Mais après quelques heures de pratique, on en vient à lire facilement.  Quelquefois, il faut un peu deviner les mots. Quand je ne suis pas sûr du nom ou du prénom d'une personne (père, mère, parrain ou marraine) je consulte le merveilleux site de Mes Aïeux qui recense presque tous les mariages de la province de Québec. Il s'agit d'entrer deux données sur quatre (nom et prénom de l'époux ou de l'épouse) et le moteur de recherche inscrit toutes les occurrences possible avec le lieu et la date du mariage. C'est ainsi que ce site m'a dépanné pour plusieurs nom ou prénoms compliqués, qui n'existent plus aujourd'hui, et que le prêtre avait écrit de façon peu lisible.  Et quand ça ne fonctionne pas, j'ai recours à de l'aide sur le forum de Yahoo GFQ où j'ai des réponses dans presque 100% de mes requêtes.
Je consacre en moyenne environ une à deux heures par jour à ce plaisir.
Quand une année est terminée, vérifiée et corrigée, ces données sont transmises sur le site de BMS qui est une banque de données informatisée accessible par Internet à tous les chercheurs, moyennant une légère contribution. C'est un outil indispensable pour ceux qui s'adonnent à ce merveilleux hobby qu'est la généalogie.

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12 octobre 2007

Le Protocole de Londres

Bonjour;
Mercredi le 26 septembre,l’Assemblée nationale en France a adopté le Protocole de Londres. Ce protocole va donner la possibilité à tout déposant d'un brevet en France d'avoir le choix, pour le déposer, entre 3 langues : allemand, anglais, français. Donc, pour la première fois de l'histoire de France, des textes en anglais feront foi.
De plus, cette mise en place de brevets en langue anglaise en France, va entraîner inexorablement une perte en terminologies techniques et scientifiques francophones, car, bien sûr, à travers un brevet écrit en anglais, on ne prendra plus la peine d'inventer des mots en français pour traduire ce qui se fait de nouveau, autrement dit, notre langue va s'appauvrir et son recul sur la scène internationale ne fera que s'accroître.
Un autre problème apparaîtra aussi : devant l'ambiguïté d'un texte en anglais, en cas de litige, il faudra faire appel à des experts anglophones, à des cabinets d'avocats anglophones, d'où le fort risque de faire entrer en France le droit anglo-saxon en lieu et place du  bon vieux droit romain.
Il faut savoir que l’Italie, l’Espagne et l’Autriche ont rejeté ce protocole
Il va sans dire que l'adoption de ce protocole provoque la colère de ses opposants, notamment celle du député Nicolas Dupont-Aignan. Voici la transcription de son discours de jeudi le 27 septembre, intitulé: Hélas pour le Français.

«L’Assemblée Nationale vient de ratifier à main levée le fameux protocole de Londres supprimant l’obligation de traduction en Français des brevets s’appliquant dans notre pays.
Pour la première fois depuis Villers-Cotterêts sous François Ier, des textes en langues étrangères pourront faire foi dans l’enceinte de nos tribunaux ! Ce véritable coup de poignard asséné dans le dos de la langue française a été porté avec une parfaite inconscience par une petite majorité de Députés obéissant aux ordres de l’UMP et du PS.
Dans chaque parti cependant, des voix libres ont souligné la gravité et l’absurdité de cet accord. De Pascal Clément, à l’UMP, à Michel Vauzelle, au PS, en passant bien sûr par les communistes ou les gaullistes, la résistance s’est organisée. Mais le poids des deux principaux groupes l’a finalement emporté.
C’est la revanche des milieux d’affaires, après sept ans d’attente, puisque la ratification avait été bloquée par le Président Chirac grâce à la mobilisation des scientifiques, des universitaires, de l’Académie Française et de personnalités politiques de tous bords. Il était stupéfiant hier après-midi de voir à quel point les mots d’ordre des grands groupes français, qui déposent beaucoup de brevets et ne veulent plus les traduire en français par souci d’économies de bouts de chandelles, étaient entonnés en chœur, avec cynisme ou naïveté, par les apparatchiks des partis de gouvernement.
Les débats de cet après-midi ont jeté une lumière crue sur «l’ouverture sarkozienne» : une complicité totale entre la gauche néolibérale et la droite à la sauce Medef. Messieurs Jouyet et Novelli, main dans la main sur les bancs du Gouvernement. Messieurs Lequiller et Moscovici, main dans la main sur les bancs des Députés. Leur argumentation est habile, alternant menace et appel à la «modernité» : pour réussir dans la mondialisation, il faut s’y fondre, s’y soumettre, la devancer en la singeant dans ses aspects mêmes les plus injustes et les plus étrangers à nos propres valeurs, à commencer par la diversité linguistique et culturelle.
Que vaut alors l’égalité du citoyen devant la langue, c'est-à-dire devant la loi ? Plus grand-chose manifestement, puisque nos législateurs ont implicitement accepté que l’anglais devienne la principale langue des affaires dans notre pays ! «Nul n’est censé ignorer la loi», alors tous à l’anglais et au trot ! D’ailleurs, c’est ce qu’affirme donc dans son dernier livre, toute honte bue, le ministre des Affaires étrangères lui-même : «Après tout, même riche d’incomparables potentiels, la langue française n’est pas indispensable : le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient».
Quant à nos intérêts économiques, ils sont de même sacrifiés. En effet, ainsi que j’ai fait valoir avec Jacques Myard, Jean-Pierre Brard, Pascal Clément ou Michel Vauzelle, les économies dérisoires bientôt réalisées par quelques multinationales auront pour contrepartie un transfert de charge démultiplié sur le dos des PME qui, pour connaître l’état des brevets, devront désormais payer elles-mêmes les frais de traduction en français. À moins que l’insécurité juridique créée par ce protocole ne les dissuade purement et simplement d’innover. D’autant que les multinationales anglo-saxonnes et japonaises vont pouvoir beaucoup plus facilement saturer le marché européen de leurs dizaines de milliers de brevets, dont la raison d’être même est bien souvent, selon leur tradition, d’étouffer toute concurrence.
Fatalement, en faisant sauter le verrou de l’obligation de traduction ce protocole va accélérer le déclin du français et ridiculiser notre pays au sein de la Francophonie.
Lors de mon intervention à la tribune, je voyais les visages de bon nombre de mes collègues qui savaient que nous disions vrai mais ne s’apprêtaient pas moins à commettre l’irréparable.
Car, comme toujours dans ce genre de circonstances, les avocats du renoncement expliquent habilement aux indécis qu’il vaut mieux un mauvais compromis qu’une résistance par nature risquée. De compromis en compromis, de lâcheté en lâcheté, d’abandon en abandon, que l’on ne s’étonne plus alors de voir notre pays perdre la volonté de se battre, lui qui assiste impuissant à l’affligeante capitulation de ses élites.
Avec beaucoup de dignité, celle des convictions sincères et du refus de la soumission aux fausses fatalités, les opposants au Protocole de Londres ont exprimé, chacun avec leurs mots, un appel vibrant à la liberté de la France.
Curieux et triste spectacle hier soir d’une Assemblée Nationale au 9/10ème vide qui a soigneusement évité la tenue d’un scrutin public. Une telle procédure aurait obligé à l’individualisation des votes ce qui n’aurait sans doute pas aidé à la ratification honteuse de ce traité !
Il ne faut cependant pas céder au doute (« ce cancer de l’âme » disait de Gaulle), mais au contraire garder espoir que les Français finiront par mesurer combien ils sont été trahis et se relèveront comme ils l’ont toujours fait au cours de leur histoire. Nous devons donc tenir bon et travailler au redressement ! Même si parfois il est dur de vivre de tels moments.»

QUELLE TRISTESSE!

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23 septembre 2007

Tarification de l'eau (suite)

Bonjour;

 

Dans mon message du 8/11/06, http://niala.canalblog.com/archives/2006/11/08/3116623.html  je vous racontais que la nouvelle ville fusionnée de Lévis avait obligé les contribuables de  4 anciennes villes (Saint-Nicolas, Saint-Jean-Chrysostome, Saint-Romuald et Pintendre) à ne plus être taxés sur leur consommation réelle d’eau (car ces villes avaient installé des compteurs d’eau dans chaque maison et commerce), mais dorénavant, ces nouveaux «lévisiens forcés» seraient assujettis à la même taxe commune calculée sur la moyenne de consommation à la grandeur de la nouvelle ville.

Quelques jours plus tard, j’écrivais ceci à la conseillère municipale de mon quartier pour dénoncer une autre injustice à propos de la taxe d’eau que j’aurais à payer :

«Bonjour Mme la Conseillère et mairesse suppléante;

je demeure à St-Nicolas.

J'ai déjà écrit deux lettres d'opinion (une au journal Le Soleil, et l'autre au journal de Lévis) pour me plaindre de l'abandon de la facturation de l'eau à l'aide des compteurs d'eau, à St-Nicolas. Compteurs qui ne coûtent absolument rien à la ville de Lévis.

Pourquoi ne pas continuer à facturer à partir ce ces compteurs, pour les citoyens des 4 anciennes villes impliquées?

De plus, j'aimerais savoir pourquoi (et je cite la lettre reçue avec ma demande de lecture de mon compteur pour l'année 2006) :«... il y aura donc deux facturations d'eau sur votre compte de taxes 2007, c'est-à-dire l'eau au compteur pour 2006 et l'eau à tarif fixe pour 2007» ???

La taxe d'eau que j'ai payé sur mon compte de taxes de 2006 était basée sur ma consommation d'eau de 2005. De même, la taxe que je devrais payer en 2007, devrait être basée sur ma consommation d'eau de 2006.

Ce n'est qu'en 2008 que je devrais être obligé de payer la taxe d'eau uniforme (si évidemment la taxe basée sur la consommation réelle lue sur les compteurs des citoyens des 4 anciennes municipalités qui en ont, est abandonnée pour de bon...), et non pas aussi en 2007, en plus de celle de ma consommation lue sur mon compteur d'eau.

J'aimerais bien comprendre la logique de ces deux facturations d'eau, envers des citoyens qui ont à coeur d'économiser l'eau, et qui ne désirent que payer leur juste part, basée sur leur réelle consommation.

C'est injuste, et je vais certainement protester avec la plus grande énergie pour ne pas payer deux fois ma part de consommation d'eau.

Un contribuable mécontent de la fusion forcée de son ancienne municipalité qui elle, au moins, le traitait avec justice.»

Or, malgré mes vives protestations, rien n’y fit. Et je dus m’acquitter de mes deux montants facturés pour mon éventuelle consommation d’eau pour l’année 2007. Un montant de 129$, payé par tous les lévisiens, et un montant de 49,33$ émis pour ma consommation réelle de 2006, venant de la lecture de mon compteur d’eau. Donc, en plus d’avoir été floué (voir l’explication dans ma lettre ci haut), je me rends compte que je devrai payer environ 80$ de plus que le montant de ma réelle consommation, et ce à chaque année. Et je soupçonne que cette différence va aller en augmentant.

En effet, les résidants des 4 anciennes villes qui étaient facturés selon la lecture de leur compteur d’eau, devaient sûrement faire beaucoup plus attention au gaspillage d’eau, si je me fie à ma propre expérience (voir blogue du 8/11/06).

D’ailleurs, moi-même, j’ai consommé plus d’eau cette année que les années précédentes. Au début, je conservais mes bons réflexes d’usage parcimonieux. Mais peu à peu, j’en suis venu à me dire : «fais donc comme tout le monde. Cesse d’avoir mauvaise conscience si tu tires la chasse d’eau 2 fois de suite, si tu laisses couler l’eau en te brossant les dents, si tu arroses ta pelouse plus longtemps, etc, etc…Ça ne te coûtera pas plus cher.». Et je dois l’avouer, cette inconscientisation environnementale ne me dérange pas beaucoup. Il y a un certain dégout, une amertume bienfaisante qui adoucit mon ressentiment face à la bêtise et à l’incurie de cette odieuse décision des édiles municipaux.

Je serais bien curieux de connaitre les nouveaux chiffres des couts de l’utilisation de l’eau des 4 anciennes villes concernées, comparés à ceux de l'an passé. Je suis certain qu’ils ont augmenté considérablement.

Donc, j’en veux beaucoup aux membres du conseil municipal lévisien pour «l’aide» qu’ils m’ont apporté dans la baisse de mon souci environnemental!

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22 septembre 2007

Immigration, pourquoi pas le modèle Sarkozy?

Bonjour;
je ne puis rester insensible au débat qui fait rage actuellement au Québec, à propos de l'immigration. Et plus particulièrement sur le position de l'ADQ, à savoir qu'avant d'augmenter le nombre que la province reçoit annuellement, il faut surtout s'assurer que les structures d'accueil et d'intégration sont en place et fonctionnent correctement. De nombreux intervenants du milieu sont intervenus dernièrement. Par exemple, Mme Jelena Krstic du SAAI (Service d'aide à l'adaptation des immigrants et immigrantes) a publiquement dploré le manque de ressources que le gouvernement accorde aux organismes d'entraide sociale, comme le sien, pour intégrer convenablement les nouveaux venus à notre communauté. En effet, cet organisme doit se battre depuis des années et accomplir des prodiges d'ingéniosité pour réussir à boucler leur  budget famélique. C'est grâce aux milliers d'heures de bénévolat accomplies par des dizaines et des dizaines de personnes que ce Service peut continuer à œuvrer, à l'intérieur de locaux délabrés et vétustes.
À quoi servirait en effet d'augmenter le nombre d'immigrants si ces gens sont laissés à eux-mêmes? Jamais ils ne réussiront à s'intégrer et encore moins à occuper des emplois bien rémunérés et à devenir des éléments actifs et créatifs de notre société distincte.
En plus d'augmenter l'aide financière des organismes qui œuvrent auprès de cette clientèle, le gouvernement devrait aussi réfléchir sur la manière de choisir ces nouveaux arrivants.
Le Québec a tous les outils qu'il lui faut pour élaborer une loi sur l'accueil et l'intégration des immigrants, depuis 1991, année où Ottawa reconnaissait à la province le pouvoir de sélectionner ses immigrants et de veiller à leur intégration liguistique et culturelle.
Le gouvernement aurait tout avantage à s'inspirer du modèle Sarkozy. C'est-à dire?  En gros, la France décide que l'immigrant fera l'objet d'un test d'apprentissage de la langue et de la culture françaises avant son entrée en France. Il devra aussi signer un contrat d'accueil et d'intégration énonçant entre autres que toute personne souhaitant vivre en France devra s'engager à maitriser les principes fondamentaux de la République, en particulier l'égalité entre les hommes et les femmes, l'obligation d'éducation et de scolarisation des enfants, la laïcité et la liberté de conscience. Si c'était le cas, je vous assure qu'il y aurait beaucoup moins de problèmes «d'accomodements»!

C'est ce que proposait Michel Vastel dans le dernier numéro de l'Actualité. Et je vous cite ici les derniers paragraphes de son article:
«Tout cela semble bien raisonnable, mais est bien difficile d'application, depuis la nouvelle Constituion (1982), à laquelle le Québec n'a jamais adhéré. L'immigrant choisit de s'établir au Canada, pays officiellement bilingue. Comment lui imposer l'unilinguisme français? Le Québec, à l'instar du reste du Canada, offre un bilinguisme institutionnel, mais le français y est la seule langue d'usage, tout comme ailleurs au Canada, c'est l'anglais.
Le projet du Québec se heurte aussi à la politique fédérale du multiculturalime. L'accord Canada-Québec sur l'immigration de 1991précise d'ailleurs que l'entente en question «n'a pas pour effet de restreindre le droit du Canada d'offrir aux citoyens canadiens des services liés au multiculturalisme et de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens».
C'est un concept que le linguiste Jean-Claude Corbeil, sous-ministre responsable de la politique linguistique, trouve «mensonger et nocif». Ce multiculturalisme, en effet, encourage le repli communautaire militant et nourrit l'illusion qu'en venant au Canada les immigrants ont le droit de continuer à vivre exactement comme s'ils n'avaient pas changé de pays. C'est évidemment ce que refusent les Québécois de souche.
»

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29 août 2007

Nouvelles

Bonjour;
j'ai été très négligent à vous causer, chers lecteurs fidèles.
Je m'en excuse. Mais comme c'était le temps des vacances, même si pour un retraité ce terme n'existe plus, cette période est inscrite dans tout notre être, a infecté nos gènes, et nous conditionne jusqu'à notre repos final. Donc, retraité ou pas, l'été est un peu synonime de farniente.
Qu'ai-je fait pour occuper mon temps cet été?  Je vais énumérer 10 choses en vrac, et en désordre.. Si vous voulez avoir plus de détails sur l'une ou l'autre, n'hésitez surtout pas à me le demander.
1- Je me suis acheté une nouvelle souris d'ordinateur, lumineuse, au beau design. J'étais fatigué de toujours acheter de nouvelles piles pour mon ancienne qui était sans fil.
2- J'ai passé mon examen médical annuel. Diagnostic très réconfortant: pas de diabète, pas de pression, cholestérol acceptable. Pour mon âge, à part quelques épisodes de rhumatisme de courte durée, je me sens choyé par la nature.
3- J'ai changé mes lunettes. Ma vue n'a presque pas changée. Mais je me suis payé le luxe de belles montures légères, flexibles et très tendance.
4- J'ai déménagé ma fille (encore une fois!) mais à Montréal cette fois-ci. Par un beau dimanche midi, fin juin, en période de grosse chaleur. Le lendemain matin, à mon départ, j'avais reçu une belle contravention pour stationnement interdit de ce côté de la rue. Seulement 5 minutes trop tard. Le maire de la métropole doit avoir promis une prime au rendement à ses sthroumfs de service.
5- J'ai été assez occupé avec mon ordi. Copie de CD de musique, installation d'un nouveau disque dur, d'une 2e barrette de mémoire, participation à un forum de généalogie, installation d'un nouveau logiciel pour mon numériseur qui a réglé tous mes problèmes, lecture de journaux en ligne, etc.
6- Voyages: au Bic et visite des toujours merveilleux Jardins de Métis;
                   à Magog, :2 jours de tourisme dans ce coin extraordinaire;
                   à Saint-Arsène, chez notre fils, où nous sommes toujours très bien accueillis.
7- Travaux de paysagement: plante et déplante fleurs, arbustes, et pelouse. Nous sommes surtout fiers, mon épouse et moi de nos jolis coquelicots, dont les graines nous                               avaient été envoyées par le poste par une cousine du Bic. Coquelicots_jt_2007
8- Nous avons fait refaire notre entrée en avant. Le ciment était cassé par le gel. Maintenant, nous avons un escalier, un perron, un pallier en pavés. 25__Marches
9- Tant qu'à être dans les $$, nous avons aussi fait refaire notre entrée d'auto, en asphalte. La préparation (excavation, toile géotextile, concassé, compactage) est terminée.       L'asphalte sera posée dans environ 15 jours.
10- Actuellement, notre activité principale est de suivre les péripéties de notre fille en Australie. Elle est partie le 22 août, et va revenir le 6 septembre. Elle s'est inscrite à un       congrès de l'association des chercheurs spécialisés dans les troubles du sommeil. Ce congrès a lieu à Cairns (nord est, près de la barrière de corail. Elle a eu une       bourse. Elle y est allée une semaine d'avance pour pouvoir faire du tourisme. La chanceuse!  Elle réalise un de mes rêves. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours       été fasciné par l'Australie.

À bientôt, j'espère. N'oubliez pas de m'envoyer vos commentaire.  Merci

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04 juin 2007

Le bruit une calamité.

Bonjour;

je viens d'ajouter un nouveau lien dans ma catégorie «sites sympa». Il s'agit du regroupement québécois contre le bruit. Je vous conseille fortement d'aller y faire un tour, et de vous inscrire. C'est plein d'informations utiles, récentes, d'une grande recherche technique. Sur les tuyaux d'échappement modifiés, sur les radios d'auto qui utilisent des hauts-parleurs pour les ultra basses fréquences, etc etc.

J'y ai découvert encore plus de raisons pour pester contre cette abomination de plus en plus envahissante, qui grossit telle une tumeur immonde, grâce à l'ineptie et à l'apathie de toute une population soumise et extrêmement tolérante. Rendue à ce stade, la tolérence n'est pas une vertu, mais un énorme vice collectif qui va finir par nous détruire comme société, et nous livrer corps et biens à ces barbares modernes faiseurs de bruits.

Je ne veux pas répéter la prose très convainquante et très réaliste de ce site. Qui, en passant, est rédigé en excellent français. Il est bilingue, pour avoir plus d'impact. Car j'imagine que ce fléau n'incommode pas seulement les oreilles françaises. Voici un extrait d'un passage sur les boom - cars qui vous mettra l'eau à la bouche :
« Les "boom-cars", expression très évocatrice utilisée par les anglophones, ce sont ces voitures équipées de pareils subwoofers. En attendant de trouver une traduction, nous parlerons d'autos-canons. Nous empruntons ci-dessous à l'excellent site Web LOWER THE BOOM ! (seulement en anglais) un échantillon de publicités absolument renversantes utilisées par les fabricants pour vanter les systèmes de son de voitures proposés aux consommateurs. On comprend mieux après lecture de ces publicités à quel point lorsque nous parlons d'agressions sonores, nous n'exagérons rien, au contraire. En fait, ce qu'on lit ici donne littéralement froid dans le dos mais illustre l'incivilité incroyable qui est en train hélas de se développer. Quand on parle de faire faire une crise cardiaque aux plus de 40 ans, de faire éclater des têtes et des oreilles, de décrocher des rétines, du grand plaisir de déranger des gens un "mille" plus loin, d'ébranler les vivants et de réveiller les morts ..., il y a de quoi réfléchir au profond malaise de civilisation que nous observons et dénonçons.»

Pour terminer, je vous livre ici une belle histoire, écrite par Roch Landriault de Grenville, parue dans le dernier numéro de la revue Le bel Âge. Cette histoire s'intitule: «La fugue d'Émile le difficile».

Depuis quatre jours mon chat est disparu. Émile est un beau chat. Était-ce un «catnapping»? N'ayant pas eu de demande de rançon, je ne savais que penser. La cinquième journée, Émile est revenu amaigri, dépressif, affamé. Il a mangé pendant une heure. La moitié de mon petit rôti y a passé. Deux mois se sont écoulés. Puis, par un beau matin ensoleillé, une jolie chatte avec un gros ventre est arrivée. Elle cherchait Émile le difficile. Elle l'avait enfin trouvé. Il y eut beaucoup de miaulements sous la galerie. Je décidai d'adopter le jolie chatte. Et les petits à venir. Les chatons sont arrivés et Émile est moins difficile. Et la petite chatte ronronne de bonheur.

Sur cette belle histoire qui finit bien, je vous souhaite une bonne semaine, et la patience pour supporter les vrombissements de tout acabit.

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13 avril 2007

Viaduc vs saut-de-mouton

Bonjour;

Avant d'en arriver à l'objet de ce message, je ne peux passer sous silence toutes les frustrations que m'ont occasionnées les innombrables post mortem de la saison des Canadiens de Montréal. Une semaine après leur élimination, on n'en finit toujours pas de commenter, exorciser, déblatérer, louanger, analyser, cette dernière défaite, subie à Toronto samedi dernier. Non mais, il faut en revenir. Ce n'est que du sport professionnel. Ce n'est pas une catastrophe (tsunami, éruption volcanique, épidémie, guerre, etc). Ce n'est que la fin d'une saison d'une équipe de gras-durs. Je ne me ferai probablement pas d'amis en disant cela, mais ça me soulage, ça me défoule, Je me sens déjà un peu mieux!

Maintenant, je me fais le messager de l'ASULF pour dénoncer l'usage incorrect d'un terme qu'on utilise à tort et à travers ces jours-ci. Il s'agit du mot «viaduc».

Voici une lettre du président, M. Auclair, pour rappeler le contexte:

«Une enquête publique est en cours à la suite de l'effondrement d'un ouvrage sur le boulevard de la Concorde à Laval en septembre 2006. Le gouvernement a pris un décret à cet effet en utilisant l'appellation pont d'étagement. Par ailleurs, le ministre des Transports et des représentants de ce ministère utilisent le mot viaduc pour désigner cet ouvrage. Les médias font de même. Bien plus, la Commission d'enquête utilise le mot viaduc dans l'avis public concernant les audiences prévues pour le 10 avril prochain.

Or, l'ouvrage qui s'est effondré n'est pas un pont d'étagement ni un viaduc mais bien un saut-de-mouton, mot que les autorités gouvernementales n'ont pas ­

dévoilé à notre population au cours des années, tout simplement parce que quelques fonctionnaires ne l'aimaient pas. Ces derniers ont dû alors inventer un mot à leur goût, dit québécois, pont d'étagement. Curieusement, ils l'utilisent le moins possible et s'en remettent à viaduc.

Pourtant, le terme technique français saut-de-mouton est déjà tout trouvé pour désigner un ouvrage de ce genre. On n'a pas à réinventer la roue. La langue française répond à nos besoins.»

Voici maintenant l'argumentaire et l'historique de cette querelle:

Viaduc

L'examen des dictionnaires nous apprend qu'un

viaduc est un ouvrage d'art franchissant à grande hau­teur une vallée et comportant souvent plusieurs travées. Il est conçu dans le but de franchir un obstacle, comme le via­duc situé à Cap-Rouge, près de Québec, surnommé le « tracel » à l'imitation de l'anglais trestle.

Pont d'étagement

          L'appellation pont d'étagement ne figure dans

. aucun dictionnaire et nous est inconnue. Elle indique qu'il s'agirait d'un pont, soit une construction qui per­met de passer d'un bord à l'autre d'un cours d'eau ou d'une dépression de terrain. Le mot étagement fait pen­ser à une sorte de pont à voies superposées  comme Porto, au Portugal. Voilà une appellation obscure.

Saut-de-mouton

         Le mot saut-de-mouton, même s'il figure au dic-­

tionnaire depuis plus de 170 ans, est inconnu chez nous. Le lexique du ministère des Transports ne men­tionne même pas ce mot, ce qui est surprenant compte tenu de la liste dès sources françaises consultées pour sa rédaction. Il faut présumer que ses auteurs ont écarté ce mot parce qu'ils ne l'aimaient pas. Ils ont dû alors en inventer un autre à partir vraisemblablement du syntagme anglais grade separation.

Faut-il se résigner à voir l'État employer, indif­féremment, PONT D'ÉTAGEMENT, appellation dont la signification est mystérieuse, et VIADUC, terme qui ne peut, d'aucune façon, se dire de l'ouvrage qui s'est effondré? Poser la question, c'est y répondre. En effet, en 1975 puis en 1978, l'Office de la langue française définit un viaduc comme un pont de grande longueur ou de grande hauteur. En 1988, il définit un saut-de-mouton comme un ouvrage qui permet à une voie ferrée de passer par-dessus d'autres voies afin d'éviter des aiguillages. En 2006, il définit de nou­veau le saut-de-mouton comme le passage d'une route ou d'une voie ferrée par-dessus une voie semblable, afin d'éviter un croisement.

De plus, ce terme est mentionné dans TER­MIUM et figure, entre autres, dans la Loi sur la sécu­rité ferroviaire (L.R. (1985), chap. 32). Le rapport final du projet de train rapide Québec-Ontario (Transports Canada, 1994) précise: «On a décidé qu'au lieu de passages à niveau toutes les lignes nou­velles seraient équipées de sauts-de-mouton. » Voilà!

À l'État d'agir!

Il est grand temps que l'Administration fasse la

différence entre un SAUT-DE-MOUTON, un VIADUC et un PONT. Ainsi, elle donnera l'exemple d'une langue correcte. Ça presse! Certains diront peut-être que saut -de-mouton est un terme insolite, même bizarre, qui n'entrera jamais dans l'usage chez nous. Pourtant, nos gens connaissent bien les dos d'âne et les nids-de ­poule, qui secouent leur voiture. Pourquoi seraient-ils réfractaires à emprunter des sauts-de-mouton, qui sont bien utiles dans la voirie urbaine? Il n'est jamais trop tard pour apprendre. Désormais, le mot à retenir et à diffuser:

SAUT -DE-MOUTON

Posté par Joseph_Jacques à 17:18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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